Résumé du livre


Écrit en 1924, The Great Gatsby raconte tout d’abord l’histoire de Nick Carraway, un jeune américain qui par hasard loue une petite maison à Long Island, zone résidentielle huppée de la banlieue new-yorkaise. En face de sa maison se trouve East Egg, l’endroit le plus select de toute la zone, où habite sa cousine Daisy et son mari Tom Buchanan. Invité chez sa cousine, Nick fait la connaissance de son amie Jordan qui lui parle de deux choses : la liaison de Tom avec une certaine Myrthe, et le voisin de Nick, Jay Gatsby. Peu à peu, Nick est intrigué par son voisin, et finit par être invité à une de ses somptueuses et luxueuses fêtes. Sans rien savoir de ce richissime voisin, Nick va rapidement se lier d’amitié avec lui et accepter de lui rendre un service : celui de lui arranger un rendez-vous avec Daisy. En réalité, Gatsby aime passionnément Daisy depuis sa jeunesse et veut la (re)conquérir. Au cours d’une dispute où tous les protagonistes sont rassemblés, Tom apprend l’intention de Gatsby et s’ensuit une scène où Daisy, au volant de la voiture de Gatsby, tue Myrthe. Le mari de cette dernière, persuadé que Gatsby est à la fois l’amant et l’assassin de sa femme, tue à son tour Gatsby.

Comment s’en servir en géopolitique ou en anglais ?

Si le livre peut vous sembler être une simple histoire d’amour, il n’en demeure pas moins une critique sur la société américaine des années folles. Cette référence peut vous être utile pour donner du relief à la notion d’American Dream et parler de lutte des classes.

La désillusion du rêve américain :

L’American Dream, c’est le fait de croire que quiconque peut, indépendamment de sa race, sa classe, sa nationalité ou son genre, peut réussir aux États-Unis s’il travaille suffisamment. Cette idée était d’autant plus répandue dans les années 20, qui correspondaient à un pic d’immigration et à une période de boom économique. Or, Gatsby le Magnifique peut être lu comme une prédiction de la fin de cette période de richesse (qui se terminera d’ailleurs en 1929).

Gatsby, c’est l’incarnation du self-made man, à qui on pourrait accoler l’expression « from rags to riches ». Même si l’on ne connait pas initialement la raison de sa richesse, tout porte à croire qu’il n’est pas né riche mais qu’il a bien gagné tout ce qu’il possède. Et en réalité, son American Dream, c’est Daisy.

“Her voice is full of money”, he said suddenly. That was it. I’d never understood before. It was full of money – that was the inexhaustible charm that rose and fell in it, the jingle of it, the cymbals’’ song of it… High in a white palace the king’s daughter, the golden girl…”

Au début, tout porte à croire que ce récit célèbre le rêve américain : on y voit des gens de toutes races et toutes nationalités réussir à New York, et tout semble possible pour eux.

Toutefois, les éléments qui surviennent plus tard nous révèlent une toute autre vérité. Dans les derniers chapitres, le lecteur apprend que la richesse de Gatsby serait liée à de sombres crimes. Malgré tout ce qui survient entre Daisy et Gatsby, celle-ci choisit de rester avec Tom. Finalement, lorsque Gatsby meurt, c’est tout l’American Dream qui meurt avec lui.

La lutte des classes :

Gatsby le Magnifique, c’est aussi l’histoire de la lutte entre deux milieux incompatibles. Tous les soirs, Gatsby vient admirer l’autre rive où vit Daisy dont il est fou amoureux. East Egg représente tout ce qu’il n’atteindra jamais malgré sa richesse. Daisy appartient à un milieu fermé, qui donne l’impression d’une véritable race à part. Alors, le self-made man peut-il vraiment briser le plafond de verre ?

À retenir :

En quelques mots : The Great Gatsby raconte à travers les yeux d’un voisin curieux l’histoire du riche Gatsby, qui a acheté la maison en face de celle de la bien-aimée de sa jeunesse, Daisy. Quand l’histoire tourne au drame, c’est tout une idéologie qui s’effondre. Finalement, le rêve Américain était tout aussi éphémère qu’une des fêtes de Gatsby…