CoachingPrépa HEC

Apprendre à désobéir…

La peur de se faire virer, l’envie de faire plaisir aux professeurs, la crainte de passer au tableau sont les principales raisons qui poussent les élèves à vouloir à tout prix respecter les travaux exigés des professeurs. Mes très chers élèves, je vous l’affirme haut et fort, cette stratégie n’est pas payante. Sachez que les professeurs se concertent rarement pour répartir la charge de travail entre eux. Il n’est pas rare que les élèves aient à faire sur une semaine une dissertation de philo, un devoir de maths, mais aussi des thèmes versions dans les deux langues… Certains professeurs de philo mégalo exigent même parfois des élèves qu’ils lisent des pavés de philo énormes pendant l’année. Dans ce cas, une solide organisation ne suffit pas : il faut également être capable… de désobéir. Non, non, ce n’est pas une faute de frappe, je vous le répète : désobéissez ! ne faites pas tout ce qu’on vous demande. Si un professeur de langues vous donne 4 versions à faire, concentrez-vous sur les deux premières et négligez les deux dernières. Si votre professeur de maths vous donne dix exercices à faire du jour pour le lendemain, essayez d’en faire deux ou trois, max. D’autant que ces exercices sont souvent infaisables sans une vraie maîtrise, que l’on acquiert généralement en deuxième année. Et si vous passez au tableau sur un exercice que vous n’avez pas fait, ça n’est pas la fin du monde. Le ridicule n’a jamais tué personne. Si en langue encore, le professeur vous donne un chapitre entier de vocabulaire à apprendre, n’apprenez que l’essentiel. Pour l’anecdote, un élève m’a récemment avoué qu’il avait appris tout le chapitre de vocabulaire de peur d’être interrogé. Il a même ingurgité le mot “smoldering” qui veut dire “encore fumant” et qu’il n’utilisera jamais plus…

Sachez que vous ne jouez pas votre passage en deuxième année, ni votre concours, sur ces petits travaux intermédiaires. Tout se jouera aux concours blancs, et in fine, aux concours. Alors suivez ce conseil : respecter le sacro-saint planning de travail que je vous ai proposé ou que vous vous êtes construit en variant les plaisirs, en faisant des révisions en permanence, en travaillant les bases et non pas la fioriture. Objectif : le concours, et rien d’autre. J’irai même plus loin : c’est en respectant le planning, quitte à désobéir, que vous aurez le plus de chance de “performer” aux concours blancs et donc de passer en seconde année. Trust me.

Laisser un commentaire