Coaching

Connaître son type de mémoire

Par 12 décembre 2019 Pas de commentaires

S’il y a une capacité qui est extrêmement sollicitée durant votre passage en classe préparatoire, il s’agit bien évidemment de la mémoire. En effet, il est très rare pour les élèves d’avoir déjà dû faire face à une telle quantité de connaissances à assimiler dans un temps réduit, et dans de nombreuses matières. Il est donc fondamental de bien entretenir sa mémoire, à travers diverses pratiques, comme ne pas se coucher trop tard, varier les matières que vous étudiez, ou encore effectuer, avec modération, des pauses parfois salvatrices. Vous trouverez des conseils complémentaires dans les articles suivants : sur l’organisation, sur la construction de votre planning, sur la motivation à travailler, sur l’optimisation de votre sommeil. Dans cet article, nous allons principalement nous concentrer sur la bonne manière d’assimiler au mieux vos cours.

Pour cela, il convient de répondre à cette question fondamentale : Quel est mon type de mémoire ? 

 

A. Les trois grands types de mémoire

 

On a souvent tendance à identifier trois mémoires. Tous les individus sont dotés de ces mémoires, mais chacun en possède une qui joue un rôle plus important que les autres.

  • La mémoire visuelle : Vous retenez mieux ce que vous voyez.
  • La mémoire auditive : Vous apprenez plus facilement ce que vous entendez
  • La mémoire motrice (kinesthésique pour les plus attentifs) : Écrire, recopier et de façon générale, faire un mouvement particulier, vous permet d’assimiler des connaissances.

Comme nous le verrons par la suite, nous disposons chacun de ces trois mémoires. Même si l’une est prédominante, n’hésitez pas à varier les types de mémoires de diverses manières. Combiner les mémoires vous permet d’être en effet plus performant.

Mais comment déterminer votre type de mémoire ?

  • La mémoire visuelle, comme nous l’avons vu se fonde sur la vue avant tout. Ce sont donc les personnes qui vont mieux retenir une image, ou qui font souvent des schémas afin d’apprendre leur cours. Vous avez l’impression de « photographier votre cours » pour le retenir ? Vous utilisez souvent des tableaux, des codes couleurs, des cartes ? Vos fiches sont extrêmement riches en symboles, ou en couleurs? Votre mémoire est très sûrement visuelle.
  • La mémoire auditive se focalise donc sur les sons : Vous avez besoin d’un cours magistral afin de mieux retenir le cours? Vous apprenez votre cours en le lisant à haute voix ou en le récitant ? Vous retenez très facilement les discussions que vous avez avec votre entourage ? Votre mémoire est probablement auditive.
  • Enfin, la mémoire motrice qui met l’accent sur les mouvements, sur le fait de faire les choses. Vous préférez réécrire vos formules de maths et votre cours sous forme de fiches pour tout retenir ? La prise de notes est ce qui est vous semble le plus efficace en terme de mémorisation ? Remplir des dizaines de pages en copiant les mêmes formules à la façon de The Shining ne vous choque pas ? Vous avez du mal à rester en place pour réviser ? Il s’agit d’une mémoire kinesthésique.

Quel que soit votre type de mémoire, ne croyez surtout pas qu’une mémoire est meilleure qu’une autre. Elles sont toutes les trois extrêmement efficaces afin de retenir des informations. Ne tombez donc pas dans le piège d’envier un type particulier de mémoire. Attention toutefois, il faut être honnête : selon votre mémoire prépondérante, vous aurez un travail de mémorisation plus ou moins intense. Ainsi, les « auditifs » devront prendre le temps de réciter le cours un bon nombre de fois, les « kinesthésiques » auront à remplir de nombreuses feuilles vierges pour retenir leur cours, ou à devoir se déplacer (comme apprendre son cours en marchant) et les « visuels » devront prendre le soin de personnaliser leurs fiches afin d’optimiser l’apprentissage.

 

B. Mettre en oeuvre sa mémoire

 

Si vous avez réussi à identifier votre mémoire prépondérante, alors utilisez au maximum les éléments de mémorisation propres à chacune d’elles : Cartes, tableaux, fiches pour les « visuels », lecture à voix haute, moyens mnémotechniques et enregistrements pour les « auditifs » et enfin fichage, déplacements, mouvements  et réécriture pour les « kinesthésiques ». Essayez aussi, sans non plus perdre trop de temps, de trouver des méthodes optimales ad hoc (qui ne fonctionnent que pour vous), afin d’optimiser le temps consacré à l’apprentissage. Connaître sa mémoire, c’est bien mais savoir l’utiliser et se l’approprier, c’est mieux.

Toutefois, certains devraient s’interroger : « Oui, mais comment réviser certaines matières, qui semblent incompatibles avec mon type de mémoire ? ». En clair : « Comment travailler les maths avec une mémoire auditive ? Comment travailler mon cours d’Histoire si j’ai une mémoire motrice, et que je n’ai pas le temps (ni l’envie ?) de recopier tout mon cours ? ». Ces questions sont pertinentes, car il est vrai que certaines matières s’accordent a priori mal avec certaines mémoires.

Diverses stratégies sont encore possibles, afin d’être le plus performant possible, et ce en utilisant votre type de mémoire. Par exemple, pour les maths, vous pouvez notamment commencer par écrire ou lire attentivement vos formules. Ensuite, n’hésitez pas à fermer votre cours, et à les réciter, afin de les entendre. Aussi, quand vous vous exercez, n’hésitez pas à procéder comme vous le feriez pour une khôlle et à essayer d’expliquer à haute voix ce que vous êtes en train de faire (à d’autres camarades, ou pour vous-mêmes). Vous ferez alors d’une pierre deux coups, en apprenant votre cours (grâce à votre mémoire auditive) et vous vous préparerez également aux oraux de maths, essentiels si vous obtenez l’ESCP ou HEC.

Pour les cours très denses, comme l’économie ou la philosophie, commencez par exemple par ficher votre cours (et donc utiliser la mémoire motrice), afin de l’alléger et garder les idées essentielles. Bien trop souvent, les élèves ont tendance à gâcher un temps considérable afin de se concentrer sur des détails. Ensuite, à vous de voir si vous voulez réciter la fiche, la recopier, ou la « photographier ». Ainsi, combinez les types de mémoire, en essayant d’utiliser à chaque fois votre mémoire prépondérante.

Attention toutefois pour les langues ! On peut présumer que la mémoire auditive suffirait à tout retenir. N’oubliez pas qu’aux concours, c’est d’abord une épreuve écrite qui vous attend. Sauf qu’évidemment les mots ne correspondent pas toujours exactement à leur prononciation. L’allemand est particulièrement riche en mots de la sorte, et les correcteurs, chaque année, soulignent que si les mots sont parfois corrects en terme de prononciation, leur orthographe laisse à désirer. C’est pourquoi nous vous conseillons ici de combiner mémoire auditive et mémoire motrice ou visuelle, afin d’éviter ces petites fautes qui vous pénalisent alors qu’en soi, vous connaissez quasiment le mot.

À chaque matière, ses astuces donc, afin de rendre l’apprentissage du cours plus simple, tout en restant efficace. Enfin ne pensez pas qu’avoir trouvé votre mémoire vous rendra (immédiatement) incollable. Avant d’être de la mémoire à long terme, ce que vous apprenez est une mémoire à court terme qu’il faut à tout prix revoir fréquemment. Et évidemment, ne négligez pas vos heures de sommeil, puisque c’est quand vous dormez que votre cerveau, tel un ordinateur, fait sa sauvegarde et vous permet de vous souvenir plus longtemps de ce que vous avez appris le jour même. Relisez cet article sur le sommeil si vous avez du mal à dormir. Inutile donc de travailler jusqu’à l’aube votre cours afin de réviser un DS ou les concours : vous ne retiendrez quasiment rien et vous serez épuisés ! À bon entendeur…

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